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Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Vues de Budapest - Hongrie

Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

La conspiration contre la reine Gertrude (la femme de András II) et « sa » phrase célèbre par Krisztiàn Szuna

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Andràs II et Gertrude

    Gertrude de Méranie, reine de la Hongrie et femme de András II (1205-1235) a été tuée le 28 septembre 1213 par les membres d’une conspiration qui a été dirigée par le bán Bánk.

    Gertrude était la fille du comte Berthold d’Andechs (ville en Bavière) qui a obtenu la région de la Méranie qui se situe sur la péninsule d'Istrie et inclue la baie de Kvarner (aujourd’hui cette région est une partie de la Croatie).

    Après ça, la famille a pris le nom de Méranie et l'expansion de la famille a commencé grâce aux mariages des trois filles du comte: Agnès s’est mariée avec Philippe Auguste, roi de le France (1179-1223), Hedvige a marié un comte polonais et Gertrude a été engagée à András, le duc de Hongrie, frère du roi Imre (1196-1204).

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Andràs II

    Le mariage a été tenu dans l’année 1203. Pendant les années 1203-1205 András a bataillé contre son frère pour obtenir le titre du roi mais il a été battu par les armées du roi. Il a du attendre jusqu’à la mort du roi Imre et de son fils László en 1205 pour être couronné au roi de la Hongrie.

   Selon les historiens ce n'est pas facile de séparer les faits, et la réalité concernant la vie et le rôle de Gertrude. Elle est une des reines les plus impopulaires dans l’histoire de la Hongrie. Selon le tradition, elle a établi une cour propre autour d’elle en invitant et en installant beaucoup de nobles étrangers et en leur concédant de grandes fortunes et des hauts postes. Elle passe pour responsable du combat entre András et Imre, le frère d’András, et aussi pour le mort du fils d’Imre.

   Son rôle dans la lutte et dans la mort (assassinat?) du fils d’Imre n’est pas prouvé. Mais c’est vrai qu’ elle, et aussi son mari András II, ont été très généreux envers les membres de la famille de Méranie qui sont arrivés à la cour du roi avec Gertrude. Une grande partie de la Hongrie et aussi des positions dans l’administration de l’Eglise et de l’Etat ont été donnés à ce groupe de nobles. C’était inévitable que la noblesse hongroise a commencé a rouspéter et exprimer son mécontentement.

Quand ils ont réalisé qu’ils ont perdu leur influence auprès du roi, ils ont décide de tuer la reine qui était la symbole du nouveau régime. Probablement presque toute la haut noblesse a participé à la conspiration, mais selon la tradition c’était le bán Bánk qui était le chef. (Le “bán” était un titre à cette époque, il était le seigneur de la Slavonie qui était une partie de la Hongrie au Moyen Age, se situe au sud du pays et aujourd’hui c’est une partie de la Croatie. La Slavonie n’est pas la Slovénie! .) Cette tradition a été fortement aidée par le drame ‘Bánk bán’ écrit par Jozsef Katona et l’opera basé sur ce drame par Ferenc Erkel au XIX. siècle.

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Un film sur la conspiration

   La phrase célèbre a été crée par János, archeveque d’Esztergom, qui a été le chef de l’église hongroise. Il a eu des conflits avec Berthold, le frère de Gertrude, qui a été constitué archevêque de Kalocsa, la seconde position dans la hiérarchie de l’église hongroise. Quand il a été invité à participer à la conspiration il a du prendre une décision difficile: il a voulu protéger la conspiration mais il n’a pas voulu participer à un assassinat contre la reine. Ainsi, sa réponse a eu deux interprétations selon la ponctuation.

  La phrase latine originale:

Reginam occidere nolite timere bonum est si omnes consentiunt ego non contradico.

La phrase traduite en hongrois avec la ponctuation s’opposant à la conspiration:

„A királynét megölni nem kell, félnetek jó lesz, ha mindenki egyetért, én nem, ellenzem.”

Traduite en français (du hongrois):

« Vous ne devez pas tuer la reine, ayez peur, si tout le monde est d'accord, moi non, je le refuse. »

 

La phrase traduite en hongrois avec ponctuation supportant la conspiration:

„A királynét megölni nem kell félnetek, jó lesz, ha mindenki egyetért, én nem ellenzem.”

Traduite en français:

« Vous ne devez pas avoir peur de tuer la reine, ça sera bon, si tout le monde est d'accord, je ne le refuse pas. »

   L’assassinat a eu lieu le 28 septembre 1213 quand le roi András II était a l’étranger pour conquérir le territoire de Halics (aujourd’hui partie de l’Ukraine, de la Slovaquie et de la Pologne). Cela c'est passé dans la forêt de Pilis, montagne près de Buda, lors d’une chasse organisée par la cour royale.

   Après le mort de sa femme, Andras II a réalisé que toute la noblesse hongroise est contre lui. Probablement c’était la raison pourquoi il n'a fait exécuter seulement qu'un seul conspirateur, Péter ispán, (ispán était un position haut dans l’état de la Hongrie) et les autres ont reçu seulement des pénitences à faire.

   L’archevêque János a aussi pu se défendre devant le conseil de roi avec succès grâce au manque de preuves univoques et à la libre interprétation de sa déclaration.

   La phrase est devenue une exemple de l’ambiguïté. En 1235, Boncompagno da Signa l’a citée dans son œuvre „Retorica novissima” edité par l’Université de Bologne. Comme çà, c’est devenue une partie du curriculum de la rhétorique assez rapidement.

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