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Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Vues de Budapest - Hongrie

Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

"L’âme du village hanté" (2/2) de SCHRAMEK Zsófia (Dix mots en toute latitudes 2012)

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suite de l'oeuvre de Schramek Zsófia

 

 

L’homme mystérieux marchait lentement sur la rue boueuse vers la maison de Marine. Il n’avait pas peur que les habitants le reconnaissent car ils avaient décidé de rester ensemble à l’église pendant la nuit. Il était content de cette décision. Il espérait que comme ça personne ne pourrait disparaître, sauf si l’assassin était parmi eux.
Le jardin potager devant la maison de Marine était devenu un marécage à cause de la pluie. Il était très difficile d’approcher la porte mais enfin il atteint le loquet et la porte s’ouverir doucement. La cuisine et le salon étaient ensemble, la petite salle de bains et la chambre s’ouvraient d’ici. Dans la maison il n’y avait rien de spécial. Les meubles en bois étaient vieux. Peut-être qu’ils étaient l’héritage de plusieurs générations. Les photos qui pendaitent sur le mur pour cacher ses abrasions étaient jaunes, ternes et floues. Elles représentaient surtout les membres de la famille – la petite Marine dans les bras de sa mère, la photo du mariage de ses parents, la famille ensemble avec les grand-parents – mais il y avait quelques photos de fleurs aussi. Marine aimait les fleurs sûrement. Peut-être c’était un penchant naturel chez elle. En tout cas, c’était une bonne fille, elle ne méritait pas l’échafaud.
L’assassin était un pro. Dans la maison tout était en ordre, pour une laïque il n’y avait pas de signe de combat. Mais il était pro aussi. De petites empreintes de pas boueux conduisaient vers la chambre. Si Marine avait été si ordonnée pourquoi la saleté? Une vision est arrivée à sa tête. Peut-être ça se passait ainsi:
Le matin elle était allée au ruisseau pour apporter de l’eau à la maison. Au bord de la forêt elle avait rencontré quelqu’un qui l’avait attaqué et Marine avait essayé de s’enfuir. Elle avait couru à la maison et s’était enfermé dans sa chambre en priant devant la croix qui pendait au dessus de son lit. Quand l’assassin était entré dans la chambre elle ne s’était pas défendue. Mais pourquoi? Cette personne devait être quelqu’un dont Marine connaissait bien et c’était pourquoi elle s’était tellement étonné qu’elle n’avait même pas réagit ou c’était quelqu’un que Marine avait le respecté et comme ça elle n’avait pas pu s’élever contre l’agresseur. Le suspect numéro un c’était le prêtre, Gérard Dubois.
- C’est la même histoire qu’il y a 15 ans. – dit en réfléchissant. – Les jeunes veulent quitter le village, le prêtre a perdu d’une somme importante et comme les habitants connaissent encore bien les événement du passé le suspect est donné: l’âme du prêtre précédent qui voulait diminuer la baisse de la population par la rumeur de sa mort et en effrayant le peuple. Génial! Maintenant il faut encore quelques preuves et l’affaire criminelle est finie.

Le matin il faisait froid dans l’église mais personne n’avait pas d’envie d’aller à la maison. Ils se sentaient en sécurité dedans. Ils étaient passés le soir par le récit d’histoires différentes mais ils étaient tellement fatigués qu’ils s’étaient endormis dans les rangées. Maintenant ils étaient un peu plus relaxés mais encore effrayés par la disparition de Marine et par le retour de l’âme. Il y a quelque minutes le prêtre avait annoncé que les messes d’aujourd’hui seraient annulés à cause d’une maladie soudaine et grave, donc tout le monde avait voté pour la réorganisation des groupes créés pour la recherche de Marine.
Les groupes restaient les mêmes, dans la réalité la réorganisation était le comptage des gens et quelque chose n’était pas bon. Un homme âgé trottait vers la dame organisatrice avec un visage décomposé.
- Il manque une personne! – il se coupa.
- Qui-est ce? – demanda la dame désespérée.
- C’est Aude…

Pendant la nuit l’homme était resté dans la maison de Marine. Il en avait eu marre du froid et de la pluie, il n’avait pas dormi dans un lit depuis dix jours. Le température était aussi agréable dans la maison donc il se sentait bien. Vers 7 heures il s’était levé et habillé. Ses vêtements avaient bien séché pendant la nuit mais son paletot noir était encore un peu humide. Il était dans la salle de bains et se lavait le visage quand il a entendu quelque bruit dans la cuisine. Peut-être quelque chose était tombé par terre. Il est allé pour regarder ce qui s’était passé mais ne remarquait rien de spécial. Sauf la porte de la chambre qui était semi ouverte mais il l’avait laissée fermé, c’est sûr. Quelqu’un était dedans. Une fille petite avec des cheveux bruns et long fouillait dans la vieille armoire en face de la porte. Elle lui semblait connue. Il y a 15 ans ils étaient voisins. C’était la petite fille qui avait toujours pleuré pour quelque chose de futile. Il la reconnaissait.
- Aude?
La fille se tourna rapidement. Elle semblait effrayée.
- Ça va Aude! – dit l’homme doucement. – Tu ne dois pas avoir peur de moi. Je suis venu pour vous aider, pour attraper l’assassin.
- C’est toi, Claude? – demandait la fille lentement quand elle le reconnait.
- Oui. Je suis revenus pour en terminer avec ces crimes horribles. Je suis sûr que le coupable est Gérard Dubois, le prêtre, et maintenant si tu sais quelque chose de la disparition de Marine, si tu peux être le témoin contre lui on peut en finir avec tout ça!
- Mais comment? Tu es un proscrit depuis l’émigration de ta famille. Si quelqu’un te voit… - elle n’a pas terminé la phrase car ils savaient bien ce qui se passerait alors.
-En fait, qu’est-ce que tu fais ici? Tu ne peux pas négliger la messe.
- Les messes d’aujourd’hui étaient annulées.
- Comment?
- Le prêtre est devenu malade. Il ne peut pas faire la cérémonie.
- Et les autres? Ils sont où?
- Dans l’église, je pense.
- Ils sont en danger, Aude! Le prêtre n’est pas malade! Il est absent pour organiser les nouveaux crimes! On doit aider les gens! Viens avec moi!
Aude hésitait un peu mais finalement elle hocha la tête et ils partaient.

Dans l’église les gens deviennent de plus en plus stressés. La deuxième victime de l’âme était Aude et peut-être Monsieur Dubois est aussi malade à cause d’une malédiction méchante. Dans la sacristie ils avaient trouvé des herbes et maintenant ils iraient chez le prêtre malade avec une grande tasse de thé chaud et quelques autres médicaments.
La maison de Gérard Dubois était à côté de l’église. Elle était petite et simple comme l’église avec une grande porte en acajou. Selon les gens cette porte avait la plus grande valeurs dans tout le village. Ils ont frappé à la porte mais personne ne répondait pas. Ils attendaient quelques minutes mais finalement ils entrèrent.
Gérard Dubois dormait dans son lit délabré sans mouvements. Ils était en petite forme, mais grâce au ciel il n’était pas encore mort. Les fidèles l’entouraient et essayaient de lui donner à boire. Après ils ont commencé à prier pour sa guérison mais il les a interrompus.
- Ne priez pas pour moi mes fidèles! –disait en voix tremblant. – L’assassin est encore parmi vous et personne ne penserait que c’est… c’est…
- Qui est-ce? – regardait les autres mais il ne pouvait plus répondre.
- Il est mort. – les gens étaient debout en silence à côté de son lit et pleuraient.
- C’était lui. – la voix étrange était venue de la porte.
Deux personne étaient entrées dans la maison. L’une était Aude, l’autre était un jeune homme habillé en noir et tout à fait inconnu.
- Qui es-tu? – demanda tout le monde.
- C’est Claude! – répondait Aude. – Vous devez le connaître! Il était mon voisin quand il était petit mais il y a 15 ans sa famille a quitté la ville.
- Incroyable! – dirent les gens en le regardent étonné.
- C’est vrai et je suis revenu pour attraper cet imposteur!
- Comment? Le coupable, ce n’est pas lui! C’est l’âme du village qui est toujours avec nous! – protestèrent les fidèles.
- Mais l’âme n’existe pas! – cria Claude. – C’est un conte de bonne femme! Il y a 15 ans l’assassin était le prêtre précédent et maintenant c’est son successeur, Gérard Dubois.
- C’est ridicule! Il était un peu comme un tyran, c’est vrai, mais il n’était pas un meurtrier! Et comme Aude n’a pas eu le moindre mal, elle peut nous raconte ce qui s’est passé.
- Mais Aude n’était pas kidnappée. – dit Claude. – Je l’ai rencontrée dans la maison de Marine où elle… En fait, qu’est-ce que tu faisait là-bas? Tu as dit que la messe avait été annulée et que tu pourrais être là. Mais pourquoi?
- Et comment tu savais que la messe serait annulée? Tu étais déjà perdue quand le prêtre l’a annoncée.
Tout le monde regardait vers Aude qui a fait un pas en arrière mais Claude a fermé la porte.
- Réponds! – cria un homme âgé.
Aude dévisageait les gens lentement mais elle répondit.
- Marine m’a dit qu’elle a reçu des billets de trains. Elle a toujours voulu quitter le village et maintenant elle avait de la chance pour le faire. J’étais tellement jalouse que j’ai décidé de les volé, et parti, le plus tôt possible mais les choses ont basculé! Ce matin-là j’ai suivi Marine au ruisseau. Elle y allait tous les matin pour apporter l’eau à la maison. Quand elle m’a reconnu elle a dit qu’elle partirais juste après la messe et nous avons commencé de nous disputer. Je l’ai frappé par hasard et elle est tombée dans le ruisseau. A cause de la pluie le niveau de l’eau était plus grand que normalement et elle s’est noyée. Après je suis retourné chez elle pour prendre les billets mais je ne les ai pas trouvés mais j’ai pris son journal personnel en espérant que j’y trouverais quelque chose. J’ai prié pour elle aussi dans sa chambre car je ne voulais pas aller à la messe si confusément. Mais après la messe quand on a organisé les groupes Gérard Dubois m’invita dans sa chambre. Je ne sais pas comment mais il savait tout. Pendant la recherche de Marine j’ai cueilli des fruits toxiques dans la forêt et je les ai mis dans une tasse de thé. Le soir je suis allée vers Gérard pour demander son pardon et je lui donné le thé toxique. Après je suis retournée à l’église où Barbara, la grand-mère de Clovis… peu importe… donc elle a raconté l’histoire de l’âme et je me suis calmée à nouveau comme personne ne me suspectait. Quand tout le monde s'endormit je suis allée à la maison pour faire mes bagages. Dans le journal de Marine j’ai appris que les billets étaient cachés dans l’armoire et je suis retournée pour les prendre, mais comme Claude était déjà là, je ne pouvais pas. Le reste vous connaissez. Je suis désolée! – elle pleurait mais personne n’a dit rien.
Tout le monde était très étonné, triste et confondu.
- Si vous vous en allez, ça sera le mieux. – dit Barbara. - On ne supporte pas les criminelles et les proscrits dans notre village!
Aude et Claude ont tournés le dos aux habitants en deuil et ils marchèrent vers la sortie du village en silence.
- Tu sais Aude, je connais une route plus courte à travers les grottes qui mène à la ville où j’habite.
- La Grotte Noire? – demanda Aude un peu plus heureusement. – Je la connais aussi. Je voulais quitter cette prison là.
- Parfait! – lui sourit Claude. – Allons!
Ils marchèrent deux jours sans arrêt pour arriver à la ville et recommencer leur vie ensemble. Claude n’avait plus de cauchemars à cause du village parce que le village s’est réorganisé. Les habitants ont réalisé qu’il n’y avait plus d’âmes méchantes et ils sont devenus encore plus convergeant. Le successeur de Gérard Dubois était un homme qui avait un certain âge et il était très ouvert aux choses modernes. Pendant son règne deux routes commerciales ont été construites, un serpentin dans les montagnes et une autre à travers la Grotte Noire qui a été considéré comme une réserve naturelle et profitait bien au village. Finalement les nuages noirs sont partis d’au dessus du village et ils ne sont jamais revenus.

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