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Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Vues de Budapest - Hongrie

Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Interview de Ivan Alleaume, un français vivant en Hongrie

com

 

Opinion d'un „frangrois” sur la Hongrie

 

ivan-alleaume.png

 

 

Aujourd’hui on va a demander à Ivan ALLEAUME, français vivant en Hongrie, ce qu’il pense de notre pays. Comment la Hongrie se reflète-t-elle dans les yeux d’un français? On a cherché la réponse à cette question, et il faut dire, la réponse est très instructive. Je vous présente donc un français, dont les pensées nous font réfléchir sur nous-même, en évoquant le côté lumineux de notre patrie, que nous avons quelque fois tendance à oublier.

 

 

D'où venez-vous ?

Je suis né dans le Lot-et-Garonne, et j'ai vécu les 21 premières années de ma vie dans ce département - le fameux "pays du pruneau".

Vous préférez  la campagne ou la ville ?

 

Même si j'ai aussi vécu en ville, je me considère comme venant de la campagne, car c'est là que mes souvenirs sont les plus forts.

 Depuis quand vous vivez en Hongrie ? Pourquoi la Hongrie ? 

 

Je vis en Hongrie depuis 10 ans. C'est le hasard d'une invitation qui m'a fait découvrir ce pays, l'amour du pays qui m'a fait revenir, et le goût de l'aventure qui m'a fait rester.

Quel est votre travail ?

Je suis aujourd'hui guide touristique en Hongrie, mais je suis passé par différentes carrières. J'avais appris l'électrotechnique au lycée, et j'ai donc d'abord naturellement travaillé dans l'industrie, en Angleterre.

En arrivant en Hongrie je suis devenu professeur d'anglais, puis j'ai enseigné le français et les mathématiques. Quand mon niveau de hongrois l'a permis, j'ai étudié et passé l'examen pour devenir guide touristique officiel de mon pays d'adoption.

 

Vous parlez donc  hongrois. Comment avez vous appris la langue ? Vous avez pris des cours ou juste écouté les gens ?

J'ai voulu apprendre la langue dès les premières visites. Autodidacte et curieux, j'ai parcouru la grammaire et je lisais tout, tout le temps – les affiches, Pesti Est, les publicités...

J'ai eu la chance de rencontrer beaucoup de Hongrois francophones ou anglophones qui, voyant mon intérêt et fiers qu'un étranger apprenne leur langue, ont tous apporté leur aide et leur contribution.

Au bout de quelques années j'ai pris des cours pour assembler les pièces du puzzle et corriger les plus grosses fautes et les mauvaises habitudes.

J'ai toujours alterné les périodes d'apprentissage actif, et de repos - qui s'avèrent d'ailleurs utiles et productives.

Maintenant, même si mon hongrois n'est pas encore parfait, les périodes de repos dépassent de beaucoup les périodes d'apprentissage actif!

 

Comment trouvez-vous la langue?

Les hongrois disent que seules les 70 premières années sont difficiles. En fait, je critique beaucoup la langue, sur sa difficulté et son manque de logique, mais c'est souvent non fondé, juste pour rire.

En réalité j'ai toujours trouvé la structure de la langue belle, l'utilisation poétique, et le son le plus souvent agréable à entendre. Et j'apprécie la facilité apportée par une langue phonétique et aux sons assez proches du français pour que je puisse m'adonner à mon passe-temps favori, l'élaboration du « frangrois » – les jeux de mots à cheval entre le français et le hongrois.


Qu'est-ce que vous aimez en Hongrie et quelles sont les choses que vous n'aimez pas? 

Tout d'abord, je me considère assez hongrois pour me permettre de critiquer le pays où je vis – qui aime bien châtie bien.

Ici, certaines personnes sont très à cheval sur des traditions qui n'ont plus lieux d'être, n'importe qui peut faire et souvent fait n'importe quoi, et quasiment tout le monde est corruptible. Sans parler de la sempiternelle question de trianon remise sur le tapis à la moindre opportunité.

Il y a pourtant aussi en Hongrie une qualité de vie qui n'est pas reconnue à sa juste valeur.  Je peux aller à la mer ou en vacances, dans des lieux d'apparence plus modernes ou plus accueillants, mais je suis toujours content de revenir ici, à la maison. Toute la Hongrie – y compris Budapest – est un grand village, avec de belles valeurs et traditions. Aussi, à peu près tout est possible ici, ce qui n'est plus le cas à « l'Ouest » - là où tous les Hongrois rêvent d'aller...

Ce que je n'aime pas, c'est le revers de la même médaille: certaines personnes sont très à cheval sur des traditions qui n'ont plus lieu d'être, n'importe qui peut faire n'importe quoi, et quasiment tout le monde est corruptible. Et la sempiternelle question de Trianon remise sur le tapis à chaque conversation.

En fin de compte, j'aime beaucoup vivre ici, tout simplement.

 

Merci beaucoup pour ces réponses !

 

 

Kőműves Edina

le 17 avril 2012

 


Le site de guide touristique d'Ivan Alleaume   http://www.valamivan.com/


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best essays 20/04/2017 22:21

Women development is making the world more strong and creating more opportunities. This is developing good economies.

Catherine 30/04/2012 13:28


Chouette interview, j'espère qu'un jour je visiterai la Hongrie

Michaël Lefebvre 30/04/2012 18:58



Je l'espère aussi! Cela sera un plaisir de faire ta connaissance.