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Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Vues de Budapest - Hongrie

Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Hymne national hongrois

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En cette journée d'élection générale en Hongrie, je vous propose de découvrir l'hymne national hongrois qui tient une place bien différente que notre Marseillaise. Il est l'œuvre de Ferenc Kölcsey (1790-1838) fut publié pour la première fois en 1828.Il fut mis en musique par un autre Ferenc, Ferenc Erkel (1810-1893).

 Il est chanté évidemment pour toutes les fêtes nationales, mais également pour les fêtes dans les lycées et pour le nouvel an. Il est officiellement hymne national depuis 1944. Il constitue, comme vous allez le lire, une bonne introduction à l'Histoire hongroise, qui n'a pas été un long fleuve tranquille (mais quel peuple a connu une histoire sans défaites, massacre etc...?) : arrivée des « magyars » dans le bassin des Carpates 895-96, la dynastie des Arpads 900 -1301, le roi Matyas et sa célèbre Garde Noire 1458-1490, la domination ottomane 1526-1686 pour la « libération » de Buda...

Autant la Marseillaise est un chant de guerre, et donc un chant violent, autant l'hymne hongrois se rapproche plus d'une complainte. Je la trouve très hongroise, belle et pessimiste...

 

 

 


"Himnusz"

Bénis le Hongrois, Ô Seigneur,
Fais qu'il soit heureux et prospère,
Tends vers lui ton bras protecteur
Quand il affronte l'adversaire!
Donne à qui fut longtemps broyé,
Des jours paisibles et sans peine;
Ce peuple a largement payé
Pour les temps passés ou à venir.



Aux Carpates, sur ton conseil,
Nos aïeux osèrent s'étendre.
Quelle belle place au soleil
Tu aidas nos pères à prendre !
Aussi loin de la Tisza
Et du Danube le flot danse,
Aux fils héroïques d'Arpad,
Tu as prodigué l'abondance...



Tu fis onduler, à l'instar
Des mers, les épis dans nos plaines,
Et tu permis que du nectar
De Tokay, nos coupes soient pleines.
Grâce à toi, nos drapeaux ont pu
Flotter chez le Turc en déroute,
Les murs de Vienne être rompus
Par Matyas et ses noires troupes.



Hélas! nos fautes, trop souvent
Ont fait éclater ta colère,
Et de tes nuages ardents
Tu as fait jaillir le tonnerre.
Alors ce furent les Mongols,
Leur dards sifflants et leur pillages,
Puis le Turc qui sur notre col
Posa le joug de l'esclavage.



Que de fois, sur l'amas sanglant
Des cadavres de nos armées,
Par les cris orgueilleux d'Osman
La victoire fut proclamée!
Que de fois, Ô patrie, enfin,
Tes propres enfants t'attaquèrent!
Et par leurs crimes, tu devins
L'urne funèbre de leurs frères.



Fuir! Mais d'asile il n'est point
Contre le fer et sa furie.
Dans son propre pays, en vain
Le fuyard cherchait sa patrie.
Il allait par monts et par vaux,
Pour compagnon, douleur et doute,
Pour horizon du sang à flots,
Et des flammes pour clef de voute.



Là, ces ruines furent un fort,
Autrefois y régnait la joie.
A sa place, un râle de mort
Et des plaintes de cœur qu'on broie.
La liberté ne fleurit point,
Hélas dans le sang des victimes!
Les yeux de l'orphelin sont pleins
Des pleurs de ceux que l'on opprime.



Prends pitié du Hongrois, Seigneur !
Si souvent il fut dans les transes !
Tends vers lui un bras protecteur
Dans l'océan de ses souffrances !
Donne à qui fut longtemps broyé
Des jours paisibles et sans peines.
Ce peuple a largement payé
Pour les temps passés ou qui viennent.

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Marie 15/04/2010 19:44


On a les références qu'on peut, mais ça me fait penser à Sissi impératrice!


Michaël Lefebvre 01/08/2013 15:00



Sisi était très apprécié des Hongrois, d'ailleurs j'habite dans le quartier d'Erzsebetvàros (la ville de Elisabeth aka Sisi)



Yaneck 14/04/2010 15:30


Pas mal, pas mal du tout. Très mélancolique, en effet.