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Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Vues de Budapest - Hongrie

Faire découvrir, faire comprendre, faire aimer la Hongrie et Budapest

Etymologie : cauchemar

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L'origine des mots, leurs constructions, évolutions, parfois changement ou glissement de sens m'intéresse car j'ai ainsi l'impression de mieux comprendre ce mot.

Je vais donc de temps en temps vous faire partager une découverte étymologique en commençant par le mot cauchemar (mais je vous rassure je n'en fais pas beaucoup)

 

Le cauchemar est picard avant d'être français. On le retrouve dans un texte écrit datant de 1375. Le cauchemar est un fantôme (du néerlandais mare) qui vous écrase (du picard chauchier, fouler, presser, oppresser)...On retrouve mare le nightmare anglais.

 

Bonne nuit 

 

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Luc 16/09/2010 11:25


Mertci j'ai appris quelque chose!


Michaël Lefebvre 11/10/2010 22:20



A votre service



Mehdinefrance 23/08/2010 10:59


Et pour compléter, voilà ce qu'en dit Trésor (http://www.cnrtl.fr/lexicographie) :

Ca 1375 cauquemare (Sym. de Hesdin, Val. Max., fol. 54a ds Gdf. Compl. : Quant il semble que aucune chose viengne a son lit, qu'il semble qu'il monte sur lui, et le tient si fort que on ne peut
parler ne mouvoir, et ce appelle le commun cauquemare, mais les medecins l'appellent incubes
[cf. incube au sens de « cauchemar, suffocation » 1584-90 Du Bartas ds Hug.]);

ce malaise a souvent été attribué à l'action de sorcières, d'où quauquemaire « sorcière » 1440-42 (Lefranc, Champ. des Dames, Ars. 3121, fo 120d ds Gdf.);

1564 cauchemare (J. Thierry, Dict. fr.-lat.);

1677 cauchemar (Miège, A new dict., fr. and engl.);

1718 (Ac. : C'est un homme qui donne le cochemar);

1835 (Ac. : Cet homme est un véritable cauchemar); 2. p. ext. 1833 « rêve effrayant » (G. Sand, Lélia, p. 112).

Composé, pour le premier élément, de la forme verbale cauche, de cauchier « presser », qui, étant donnée l'orig. pic. du composé (cf. 1580, Bodin, Demon., 108 vo ds Hug. : Au pays de Valois et de
Pycardie, il y a une sorte de sorcieres qu'ils appellent cochemares), représente prob. un croisement entre l'a. fr. chauchier « fouler, presser » attesté sous cette forme dep. la 2e moitié du xiie
s. (Li Sermon saint Bernart, 159, 22 ds T.-L.), du lat. calcare (v. côcher) et la forme pic. correspondante cauquier. Le second élément est l'a. pic. mare (1285-1300 Gloss. abavus [Marchiennes,
Nord], 1407 ds Roques, p. 37 : incubus : mare), empr. au m. néerl. mare « fantôme qui provoque le cauchemar », Verdam, auquel correspondent l'ags. mare « spectre » [angl. nightmare], l'a. h. all.,
m. h. all. mar [n. h. all. Mahr] (De Vries Nederl.; Kluge20).


Michaël Lefebvre 23/08/2010 11:54



Merci pour ces précisions supplémentaire. Puszi